mardi 18 août 2015

"Superflus" et autres aventures belgo-colombiennes

Depuis que j'ai quitté mon job de consultant en communication, je suis devenu très mauvais dans ce registre. Je prends donc la plume pour vous raconter les aventures des derniers mois, pour ceux qui auraient raté un ou deux épisodes. J'ai démissionné de ma vie le 1er avril 2015, avec l'ambition de relever un défi personnel: écrire mon premier roman. L'idée me trottait dans la tête depuis quelques années, mais je ne m'étais jamais autorisé de concrétiser ce rêve. Comme souvent avec les premiers romans, j'avais le début de l'histoire: un européen disparaît de sa vie sans laisser de trace, avec l'aide d'une organisation nébuleuse qui lui propose de vivre un autre type d'existence. Afin de comprendre ce qui pouvait se passer dans la tête du personnage principal, je me suis mis dans sa peau pour quelques semaines. Je suis parti seul dans un pays lointain où je n'avais jamais mis les pieds, la Colombie. J'ai coupé mon téléphone et me suis déconnecté des réseaux sociaux pour me concentrer exclusivement à l'écriture. La Colombie m'a beaucoup surpris et m'a porté chance dès le début. A mon grand étonnement, j'ai réussi à terminer "Superflus" en moins de deux mois. Je suis alors rentré en Belgique pour chercher un éditeur. On ne sait jamais. A nouveau, la chance a été au rendez-vous. Je n'ai envoyé mon manuscrit qu'à deux personnes et j'ai signé un contrat d'édition trois semaines après. Superflus sortira à la mi-septembre en Belgique et en France. Je n'arrive toujours pas à y croire aujourd'hui. 

Peu après, j'ai commencé à tourner en rond à Bruxelles. Pour la première fois de ma vie, j'avais du temps. Beaucoup de temps. J'ai entamé l'écriture d'un second roman et puis j'ai eu une intuition: il y a quelque chose pour moi en Colombie. Ce pays m'a porté chance. Et "Superflus" a été fortement influencé par le lieu où il a été écrit. Il fallait que j'y retourne. J'ai pu trouver un vol assez bon marché en dernière minute et j'ai repris l'avion quelques jours plus tard vers Bogota. J'ai loué un appartement dans le nord de la ville. 
Le troisième jour, je suis descendu en bas de l'immeuble pour chercher un supermarché. J'ai vu deux femmes à l'entrée, en train de discuter avec le personnel de sécurité. J'ai demandé à l'une d'entre elles si elle connaissait un supermarché dans le quartier. Elle m'a dit qu'elle n'était pas d'ici mais qu'elle pouvait m'emmener en voiture un peu plus loin sur le boulevard, où elle était sûre d'en trouver un. Sur le chemin, elle m'a demandé ce que je faisais en Colombie. Je lui ai dit que j'avais écrit un roman et que je pensais qu'il pourrait être intéressant de le faire publier en espagnol dans son pays. Elle m'a demandé de lui raconter l'histoire en quelques mots puis elle a ouvert de grands yeux et m'a dit de patienter un instant. Elle a donné trois coups de fil et puis m'a dit: "Hugo, tu as un rendez-vous avec un éditeur dans quelques jours...". Une chance incroyable, de nouveau. Claudia est une femme d'affaires qui est notamment "agent" pour des artistes et écrivains colombiens et connait énormément de monde dans ce milieu. Plus tard, elle m'a également mis en contact avec une traductrice. La traduction du livre est en cours et j'ai désormais un nouveau rêve: voir "Superflus" devenir "Superfluos" et sortir ici à la fin de l'année.

Je ne sais pas jusqu'où tout cela va m'emmener. Ce n'est pas très important. Le plus important, c'est que sur le chemin de mes aventures, j'ai trouvé l'amour. Elle m'a rejoint dans mon périple. Et non, elle n'est pas Colombienne. Je pense que j'avais déjà épuisé mon quota de clichés pour l'année. Parfois, il faut aller au bout du monde et au bout de ses rêves pour se rendre compte que l'amour est juste en face de vous. En septembre, je rentrerai en Belgique pour la sortie de "Superflus". Je ne sais pas d'où vient tout ce bonheur. Peut-être que je l'ai simplement cherché. Je suis heureux de le partager avec vous. Je ne peux malheureusement plus le partager avec mes parents, qui sont tous les deux décédés en moins d'un an l'année passée, mais que je remercie chaque jour d'avoir rendu tout cela possible.


Pour ceux qui ont raté l'émission "Globe-Croqueurs" sur La Première, où je raconte mes aventures colombiennes, voici le lien pour la réécouter.

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