jeudi 28 janvier 2016

Et si Trump avait raison sur Bruxelles ?

Bon, d'accord, je sais que le titre ne va pas me faire des amis. Mais vous savez ce que c'est, aujourd'hui, il faut des formules choc et des titres provocateurs pour attirer l'attention et espérer émerger du flux continu d'informations déversées en ligne. Donald Trump l'a bien compris. Peu importe finalement qu'il dise la vérité ou non, il joue sur la provocation et sur la forme. Ceux qui s'en offusquent serviront sa cause et il faut reconnaître que ça marche : on parle de lui. La meilleure stratégie serait de ne pas répondre à ses musculations verbales. Dans le cas de sa critique de Bruxelles, c'est plutôt raté. De nombreux Bruxellois, relayés ensuite par la presse, ont répondu au candidat en lui envoyant des rats et des belles images de la capitale. Seul problème : Donald Trump n'a jamais dit que Bruxelles était un « trou à rat ». Il a dit que c'était « l'enfer » ou un « trou infernal » ou quelque chose comme ça (« hellhole » ne comporte aucune référence animalière). Mais on ne va tout de même pas demander aux journalistes de vérifier une traduction, donc c'est devenu momentanément un « trou à rat ». On a sorti un mot de son contexte et on l'a mal traduit. On n'attendait pas plus d'une certaine presse en 2016. En réalité, c'est seulement "l'enfer", peut-être comme quand on dit qu'à Bruxelles, c'est "l'enfer pour trouver une place de parking". Il faut se méfier des traductions mais aussi des raccourcis, car Donald Trump a parlé de Bruxelles un peu plus longuement. Il a commencé par dire qu'il l'avait visité il y a vingt ans et que c'était une ville magnifique. Ensuite, il a parlé d'assimilation. Certes, les problèmes d'intégration a Bruxelles ne sont certainement pas la cause de tous nos maux et là, il y avait de quoi lui répondre avec de vrais arguments. Cela dit, quand je lis les journaux, je n'ai pas non plus l'impression que nous sommes la région du monde qui peut donner des leçons aux autres actuellement dans cette matière. Je ne suis pas un expert en radicalisme, en intégration ou en exclusion sociale, mais il faut quand même avoir l'honnêteté intellectuelle de reconnaître qu'il y a eu un léger problème ces derniers temps. Mais ce n'est finalement pas cela qu'il faut retenir de toute cette histoire. Trump nous a appris quelque chose d'important sur les Bruxellois : il est interdit de critiquer leur ville, surtout quand on est étranger.

"Si tu n'es pas content, casse toi!"

Le journaliste français Jean Quatremer en sait quelque chose. Il y a trois ans, le correspondant de Libération publiait un article intitulé « Bruxelles, pas belle » (en 2013 déjà, les titres provocateurs avaient la cote) dans lequel il dénonçait l'état lamentable de la capitale de l'Europe sur plusieurs plans : mobilité, urbanisme, saleté, intégration, insécurité, problèmes communautaires. A l'époque, il reçut le même contre-bashing en retour, sans beaucoup de débat. Il fut même carrément invité par une ministre en exercice à retourner dans son pays d'origine. Trois ans après, on le voit de nouveau sur les plateaux de télévision pour parler de Bruxelles et certains éditorialistes ont commencé à reconnaître qu'il avait peut-être eu raison avant tout le monde. L'impossibilité de critiquer Bruxelles démontre notre immense conservatisme et notre refus de voir ce que nous ne voulons pas voir. Les Belges semblent très forts à ce jeu-là. Nous avons cette qualité reconnue internationalement, l'auto-dérision qui nous permet de rire de nous-mêmes. Mais essayez de critiquer sévèrement Bruxelles et vous verrez le retour de flammes. Comme si les Bruxellois vivaient dans un rêve et qu'il ne faudrait surtout pas les réveiller. J'ai moi-même connu cette expérience concernant un problème moins crucial pour l'avenir du monde : la saleté dans les rues. Mais les réactions à mes critiques étaient tellement virulentes qu'elles m'ont fait comprendre autre chose de plus fondamental : on ne critique pas Bruxelles. Point barre. 

Le cendrier bruxellois

Tout était parti d'un constat après de nombreux voyages, en Australie, à Hong-Kong et surtout en Colombie. Je pense avoir vu plus de mégots par terre dans une seule artère bruxelloise que lors de tous ces voyages. C'est la première chose que j'ai vue en rentrant chez moi. Je me baladais sur l'avenue Louise, un des endroits les plus chics de la ville, et à mes pieds, je voyais des dizaines et des dizaines de cigarettes écrasées au sol. Un immense cendrier qui n'a l'air de déranger personne ici. J'observe parfois les gens à l'arrêt du tram. Ils jettent leur clope allumée sur le quai le plus naturellement du monde alors qu'il y a une poubelle métallique juste en face d'eux. Je ne les blâme pas, j'ai sans doute eu le même comportement il y a quelques années. Mais si j'étais un touriste à Bruxelles aujourd'hui, je me dirais qu'il y a probablement une loi d'exception qui interdit d'utiliser les poubelles et que c'est la règle d'écraser sa cigarette par terre. Or, c'est exactement le contraire qui est vrai. Il s'agit d'une incivilité punie par une amende de 75 à 350 euros selon les communes. Le seul hic, c'est que tout le monde s'en fout, policiers y compris. Hier soir, dans un reportage au journal télévisé, on illustrait même un sujet sur la cigarette électronique en montrant comme un acte tout-à-fait banal le fait d'écraser sa clope sur le bitume (photo ci-contre).

Pas grave. Au pire, on ira se plaindre à la commune pour défaut de nettoyage, habitués que nous sommes à ce que l'autorité publique vienne ramasser nos immondices en tout genre. J'ai parlé de ce constat et j'ai remarqué toujours la même réaction. D'abord, on met en doute : « Tu es sûr ? Mais c'est parce que tu ne vas pas dans les bons quartiers... » (l'avenue Louise, excusez du peu) Puis on banalise : « Ah, mais que veux-tu, c'est Bruxelles, c'est comme ça... les gens sont comme ça... » Enfin, on se braque : « Oh écoute, va vivre en Colombie ! » A aucun moment, on ne m'a dit : « C'est vrai, c'est vraiment sale. Il faudrait faire quelque chose. Il faut en parler. » Non, en parler, ça fait tâche. C'est pas « cool », c'est méchant. Vous vous demanderez sans doute pourquoi je focalise sur les mégots de cigarette en rue. Eh bien, tout simplement parce qu'ils représentent à eux seuls tous les problèmes de Bruxelles et la façon désinvolte dont nous persistons à ne pas les traiter :
  1. Le problème est nié. Celui qui le dénonce est discrédité (si t'es pas content, casse-toi)
  2. Cela ne changera pas parce que « tout le monde le fait... ».
  3. On prend l'exemple du pire pour justifier. (Parce que tu crois que c'est mieux ailleurs?)
  4. L'incivilité n'est pas punie sérieusement.
  5. La règle est bafouée et c'est accepté socialement.
  6. Le citoyen est déresponsabilisé (c'est la faute de la commune qui ne nettoie pas bien).
Appliquez ces règles à d'autres problèmes (la saleté dans les transports publics, les tags sauvages, les crottes de chien, le harcèlement de rue, les agressions verbales, le comportement de certains chauffards, le non-respect des cyclistes et piétons, l'antipathie de certains commerçants) et vous verrez qu'elles peuvent expliquer beaucoup de choses. Or, c'est justement en traitant ces problèmes différemment et en acceptant au moins d'entendre la critique, venue de l'étranger ou non, que nous pourrons véritablement exprimer notre amour pour Bruxelles : en l'améliorant.

"Call Brussels back later"

Il y a quelques semaines, la Région de Bruxelles-Capitale a lancé une campagne « Call Brussels » qui permettait d'appeler trois cabines publiques depuis un site internet pour prendre des nouvelles du malade : « Tout va bien, madame la marquise » était le message central. La campagne a été un succès de hashtags et de clics et là aussi, il était formellement interdit de critiquer cette démarche et d'aller à contre-courant. C'est vrai que l'idée était très bonne mais c'est surtout l'image de nos campagnes de pub et de notre créativité qui a été mise à l'honneur. La vidéo finale est d'ailleurs une tentative d'auto-justification avec des chiffres de fréquentation de site web et de tweets. Or, cette vidéo a été vue par seulement 89.000 personnes sur Youtube à ce jour. C'est moins que la population de Molenbeek... A 500.000 euros la campagne, on aurait pu envoyer une gaufre par courrier à chacun d'entre eux ! Par contre, toujours aucun chiffre sur l'augmentation des réservations et du nombre de nuitées d'hôtel dans les semaines qui suivent, ce qui était le véritable but de « Call Brussels ». A nouveau, on a réglé un problème sans le régler en faisant un petit coup médiatique ponctuel que tout le monde aura oublié dans un mois. Les gens ne décident pas de venir à Bruxelles parce qu'il y a eu un site web relié à une cabine téléphonique. Ils y viendront parce que c'est propre, parce que c'est agréable de s'y balader en toute sécurité, parce que c'est sympa d'y faire du shopping, parce qu'on peut y rouler à vélo sans risquer de se faire faucher, parce qu'on ne se fait pas traiter de "salope" dans la rue pour le simple fait d'avoir de belles jambes... Honnêtement, je crains qu'il y ait encore beaucoup de travail avant de faire de Bruxelles une destination de city-trip à succès. Poster une carte postale de l'Atomium sous un ciel bleu ne fera pas taire les Trump, tant qu'on ne pourra pas aller au cinéma juste à côté sans craindre qu'une émeute vienne interrompre le magnifique film qu'on a choisi de regarder.


9 commentaires:

  1. Ce n'est pas la critique de Quatremer qui était illégitime, tout critique l'est, c'était la mauvaise foi de certains de ses arguments et l'arrogance de son ton, celui du correspondant bardé de certitudes. Je n'ai pas du tout le même ressenti. Critiquer Bruxelles, des milliers de personnes le font chaque jour dans une indifférence polie

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    1. Monsieur Delorme, vous êtes m'exemple même du mal Bruxellois qui animent, ou plutôt qui freine ses élites. Et pourtant c'était tellement bien décrit dans l'article ci-dessus. Monsieur Quatremer est brillant et a raison sur toute la ligne, de même que chacun de mes amis étrangers expat ou de passage. Il n'y a aucune arrogande dans le ton de Monsieur Quatremer, certes de la vulgarité dans celui de Monsieur Trump, mais comment peut-on critiquer le ton quand le message est aussi pertinent? Ressaisissez-vous et essayons que cela change, pardi!

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  2. C'est drôle le seul commentaire sous l'article critique encore Quatremer et ne parle pas du fond : la saleté de Bruxelles.
    J'y ai vécu 6 ans, je suis Français mais c'est le pays de mes grands-parents flamands. J'ai détesté la grisaille des bâtiments, aucune audace architecturale, les travaux qui n'avancent pas (à côté de chez mois, ils ont passé 24 mois pour construire un immeuble de 3 étages ! Sérieusement !), les bisbilles permanentes pour des bouts de ficelle (le RER, le survol de Bruxelles, le stade qui ne se fera sans doute pas, …). Surtout j'ai détesté que partout tout le temps on me dise : ah tu dis ça parce que tu es Français alors que non, je critiquais par exemple les politiciens belges parce que je vivais en Belgique, payais mes impôts en Belgique et votais en Belgique.
    Les Belges sont gris et ennuyeux quand ils ne sont pas Flamands et capables de t'insulter dans un bus de la Stib parce que tu dis "pardon" en français. Je l'ai vécu deux fois en 6 ans. C'est trop et c'est inacceptable comme est inacceptable le silence de tous les autres passagers dans cette situation. Bref, je vais continuer à dire aux gens : n'allez pas à Bruxelles, c'est moche, sale et vous allez vous faire insulter !
    [Bravo pour ton article, dans le sens contraire du poil, ça fait plaisir ! :-) ]

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    1. Le seul adjectif que j'ai pu trouver et qui résume toute la Belgique et Bruxelles en particulier, c'est le mot MEDIOCRE. Alors, me direz-vous, pourquoi rester? Et bien tant que les avantages colatéraux de cette affligeante médiocrité dépasseront ses évidents inconvénients, je restrai. Probablement est-ce là mon petit côté médiocre à moi ... En d'autres termes et au nom de mes compatriotes, j'avoue être honteux de cette situation.

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  3. Je ne suis vraiment pas d'accord avec Trump.

    Bruxelles est une très jolie ville très bien administrée. Grace au parlement avec tout plein de députés, au charismatique ministre-président que personne n’a élu, une équipe ministérielle pléthorique avec l’administration à la réputation d’efficacité reconnue, la COCOF, la COCON, la fédération Wallonie-Bruxelles et les 19 communes, cette magnifique ville de 1,1 million d’habitants ne craint pas la comparaison avec les plus réputées des métropoles tant sa gestion est fluide et sans accroc et les rapports entre les organismes publics sont harmonieux.

    Les tunnels ne s'écroulent pas parce que les avisés politiciens ont toujours judicieusement dépensé l'argent des impôts. Ils n'ont pas, comme certains dilapidé l'argent du RER pour construire des grosses gares hors de prix dans des petites villes de province en oubliant qu'il fallait des voies pour relier les gares. Il y a un beau piétonnier subtilement aménagé avec un mobilier urbain au design audacieux, de très jolis magasins qui restent ouverts tard le soir et des établissements luxueux où se presse une foule dense et souriante.

    Un grand projet de stade de football existe pour lequel déjà près d’1 million € a été dépensé en frais d’avocats, c’est dire le sérieux de l’entreprise. Le bel immeuble art-déco des anciens établissements Citroën a été racheté - cher - pour y installer un magnifique musée d’art contemporain qui ne tardera assurément pas à faire concurrence à Beaubourg. Du haut de l’immeuble, on pourra contempler les habitations sociales à l’architecture subtile et les hautes tours inutilisées du secteur de bureaux de la Porte d’Anvers.

    Ville extraordinairement cosmopolite grâce aux institutions européennes et à une immigration contrôlée par des autorités politiques compétentes qui jamais ne cèdent au communautarisme pour assurer leur réélection, toutes ces cultures se côtoient harmonieusement dans un flamboiement culturel que le monde entier cite en exemple. Personne ne porte de grande croix ni de kippa pour ne pas provoquer d’affrontements inutiles.

    La sécurité assurée par 6 zones de police qui se concertent parfaitement est optimale. La propreté publique est spectaculairement bien gérée par une ministre surdouée, parce que oui, il y a une ministre pour ça, qui nous dispense d’avisés conseils pour pouvoir manager les 6 poubelles à stocker dans un 45 m2.

    On se demande bien pourquoi la classe moyenne quitte Bruxelles et pourquoi 1/3 des entreprises comptent déménager à plus ou moins brève échéance.

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    1. J'adore! Enfin, la joie est de courte durée tant l'ironie est opportune...

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  4. Bien sûr qu'il a en grande partie raison, Trump ! Quatremer, il avait raison lui aussi ! Mais ce n'est sans doute pas à Arno, piètre chanteur, alcoolique notoire, comique raté, à faire la leçon !

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  6. Je tombe sur cet article et ses commentaires que je trouve extrêmement intéressants. Les 6 points énumérés par Hugo Poliart résument parfaitement le mal Bruxellois. C'est surtout la déresponsabilisation des Bruxellois (et des étrangers vivant à Bruxelles) qui me choque le plus. Tirer le constat de la mauvaise gestion de Bruxelles par nos responsables politiques est une chose mais agir et se révolter contre cette situation en est une autre! Bruxellois depuis quelques années, voici quelques mois que je ne supporte plus le laxisme en matière de propreté qui me fait avoir honte de ma ville. J'ai essayé de comprendre et d'agir à ma façon. Quelques exemples : la place Flagey : 6 ans de travaux pour avoir une place crasseuse, mal odorante et très mal entretenue. J'ai appelé le cabinet de Pascal Smet pour connaître la raison de cet abandon : on y travaille m'a-t-on répondu. 6 mois plus tard la place est toujours dans le même état... Le Mont des Arts : des spots éclairants les bâtiments sont défaillants depuis des mois, des tags sont présents partout, un container vide a été abandonné pendant plusieurs semaines sur les escaliers pendant plusieurs semaines. J'ai appelé la régie des bâtiments pour l'éclairage : on a prévu le remplacement des ampoules fin .. 2017, j'ai appelé la société SITA qui avait oublié son container : en effet, ils n'avaient même pas remarqué qu'un container était oublié sur les marches et personne ne leur avait dit... Pour les tags, l'architecte en charge de l'entretien du parc m'a dit qu'un enlèvement était prévu mais que pour un enlèvement systématique, il faudrait repasser. Il m'a d'ailleurs confirmé, dépité, qu'aucune coordination n'avait lieu entre les différents acteurs. Il était étonné que quelqu'un s'intéresse à l'état du Mont des Arts... La situation était la même au botanique où la façade (géree par la communauté française) sur laquelle poussent des herbes hautes, où la moitié des lettres formant le nom "botanique" sont tombées et où un fil électrique pend depuis plusieurs années (photos google street view à l'appui) n'est plus entretenue depuis des années, donnant ainsi un aspect négligé au bâtiment et par ricochet au quartier et à la ville. Je peux également cité la SNCB qui n'a rien trouvé de mieux pour lutter contre l'odeur d'urine que de mettre un urinoir mobile au milieux du trottoir devant l'entrée de la gare (urinoir débordant un jour sur deux!). Et dans tout ça, ce qui me choque le plus, c'est quand je demande à un habitant de la place Flagey par exemple ce qu'il pense de sa place, il me répond que de toute façon, il a pris l'habitude de ne pas la regarder donc il ne voit même plus la saleté !
    Je pense sincèrement que Bruxelles mérité mieux que de l'indifférence. Nous ne pouvons plus accepter, sous le prétexte de la complexité administrative, que les choses restent bloquées. Lors de mes différents contacts, on m'a souvent dit que j'étais une des rares personnes à se soucier de ce problème et qu'il faudrait que plus de monde se manifeste. Ma solution est la suivante : identifier le responsable du problème et ensuite le harceler de courriers et de coup de téléphone jusqu'à ce que le problème soit réglé. Dans mon cas, cette technique a plusieurs fois porté ses fruits. Imaginez-vous que tout le monde commence à écrire et téléphoner aux responsables en charge de la propreté (attention il y a en beaucoup, ne vous trompez pas de cible), que des messages soient relayés sur les réseaux sociaux, qu'un vrai mouvement contre le laxisme en matière de propreté se mette en place. Il n'est pas normal qu'il n'y ait que des Hugo Poliart ou Jean Quatremer pour regarder le problème en face. Amis Bruxellois, réveillons-nous et agissons !

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